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Après avoir terminé l’université, j’ai travaillé en comptabilité pendant presque un an, et c’est là que tout a commencé. Ça s’est passé au travail devant mon écran d’ordinateur. Soudainement, je n’arrivais plus à voir l’écran et un mal terrible à l’œil gauche m’empêchait de travailler. J’ai décidé d’aller à la clinique durant ma pause. Ils n’ont rien pu détecter et m’ont suggéré d’aller à l’hôpital. Le soir même, je suis allée à l’urgence. Encore une fois, ils n’ont rien pu déceler, mais ils m’ont donné un rendez-vous avec un ophtalmologiste pour le lendemain matin. L’ophtalmologiste a refusé de me dévoiler le diagnostic et m’a référée à un neurologue. C’est lui qui m’a annoncé que j’avais la sclérose en plaques. Je ne connaissais pas du tout cette maladie, il m’a donc expliqué ce que c’était. C’est arrivé le 4 mai 2001, et cette date, je ne l’oublierai jamais. Par la suite, j’ai reçu des traitements de stéroïdes car mon nerf optique était atteint. J’ai dû revenir 2 autres fois pour terminer le traitement. J’ai fait 10 poussées au cours des trois dernières années. Les symptômes ont touché principalement mes jambes, mes bras et mes yeux. Je suis toujours suivie très rigoureusement par les professionnels de la santé. Ma condition s’est stabilisée et je vis pleinement chaque moment. Ce qui m’a aidée grandement, c’est le support de ma famille et de mes amis. Je n’ai jamais caché ma maladie à personne. Ma philosophie, c’est que cette maladie fait partie de moi, donc les gens doivent m’accepter comme je suis, sinon ils n’en valent pas la peine. Je n’ai jamais perdu espoir qu’un jour ils trouveront un remède à cette maladie. Il faut garder la tête haute même durant les moments les plus difficiles, car c’est la seule façon de pouvoir aller de l’avant. J’ai maintenant 27 ans et je sens que ma vie vient tout juste de commencer. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. L’avenir a l’air très prometteur et je le regarde avec un sourire. Marie-Josée Abouzakhm, Montréal
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