TÉMOIGNAGE DE KATHERINE PORATO


La personne que j’admire le plus

Plusieurs personnes qui ont la SP parcourent leur chemin toutes seules, sans rien dire, sans même l’accepter (elles n’acceptent jamais la maladie, elles apprennent à vivre avec cette maladie).

Quand un médecin te dit que tu as une maladie, tu te sens démoli et tu ne veux plus vivre. Plusieurs de ces personnes font exception.

Parmi ces personnes, j’en connais une qui s’appelle Yves Porato, et c’est mon père. Il m’a donné la vie, mais aussi une bonne enfance et m’a donné la joie de vivre. J’ai commencé à l’âge de 4 ans à jouer au hockey, comme lui.

Je voulais lui ressembler, mais aujourd’hui, je me rends compte que je ne veux pas lui ressembler physiquement. Intérieurement, oui cependant, avec son grand coeur, son espoir de vivre, son amour et surtout son amitié, il peut rendre n’importe quelle personne heureuse par un seul sourire.

Il vit avec une maladie depuis 20 ans et il rayonne toujours. Étant mon père et celui de mon frère, et un excellent mari, je pense du fond de mon coeur que je n’ai jamais demandé que mon père ait cette maladie vu qu’il était actif, mais cette maladie est arrivée comme ça, sans prévenir.

J’ai toujours admiré mon père pour ce qu’il est vraiment.

Katherine Porato, 15 ans, Blainville



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