Patricia Paquin appuie la cause de la sclérose en plaques depuis neuf ans. Après avoir été porte-Parole du Marathon de lecture, elle parraine désormais le Vélotour. Nous l'avons rencontrée à TQS, où elle anime quotidiennement à l'émission Flash à 18 h 30.
Pourquoi as-tu
choisi de t’impliquer pour la SP ? C’est
le concept du Marathon de lecture qui t’a attirée ? À
l’époque, est-ce que tu connaissais des personnes de ton
entourage ayant la SP ? Comment
va ta sœur aujourd’hui ? Qu’aimerais-tu dire aux jeunes qui sont confrontés à la maladie dans leur famille ? Quand on est jeune, on a l’habitude de tout reposer sur les épaules de nos parents. Mais on devient soudainement celui qui aide beaucoup, qui doit tout comprendre. C’est beaucoup demander à un jeune. Ces jeunes ont droit à leurs moments d’intimité, de se retrouver eux-mêmes et de prendre du temps pour eux. J’imagine que les jeunes veulent beaucoup donner, être très attentifs à leurs parents, mais je dirais qu’il faut qu’ils prennent également soin d’eux-mêmes. Tu es maintenant porte-parole du Vélotour ? Oui, mais je ne me prends vraiment pas au sérieux dans cette activité, parce que je n’aime pas faire du vélo. Je ris tout le temps chaque année, car je me dis que je ne suis pas la meilleure porte-parole pour le vélo, mais ce qui est important, c’est d’aller appuyer les gens, de faire connaître l’événement. Je viens de déménager, je ne suis pas loin d’une piste cyclable, il est possible que j’achète un vélo et peut-être que je participe un peu au prochain Vélotour... On va demander de faire un parcours plus facile pour toi ! Non, je n’ai pas à me plaindre, parce qu’il y a des gens qui ont la SP et qui font le parcours, c’est tout à fait impressionnant. De toute façon, je ne serai pas bonne, mais ce n’est pas grave. Comment expliques-tu que le Vélotour prenne tant d’ampleur ? Il semble qu’actuellement c’est très tendance les week-ends vélo. Ce n’est pas évident d’organiser un événement comme celui-là : un parcours de 150 km, qui est différent chaque année, de l’hébergement pour 1000 personnes. Il n’y en a pas beaucoup, alors c’est très recherché. C’est sûr que parmi les gens qui sont là, il y en a qui le font vraiment pour la cause, ils organisent des équipes, se défoncent pour les commandites et amènent de plus en plus de monde chaque année. Il y a une fierté, ils sont contents. Il y a donc ceux qui recherchent les petits week-ends sympas et ceux qui se donnent à fond à ce moment de l’année pour la cause. Selon toi, est-ce important que le porte-parole soit une personnalité connue ? C’est important pour la crédibilité. Quand je dis aux gens que je suis porte-parole pour la sclérose en plaques, je ne dis pas spécifiquement que je suis au Vélotour. Moi, je le vois d’une façon globale. Le fait d’être là chaque année, depuis tant d’années, la fidélité, je pense que c’est bien. Tu dois également être sollicitée par bien d’autres organismes ? Oui, des demandes, il y en a presque tous les mois, mais je ferme automatiquement les portes. Opération Enfant Soleil et la Sclérose en plaques sont les deux causes que je chapeaute et pour lesquelles je suis toujours là. Quand on m’appelle pour autre chose, je dis non pour ne pas mélanger les gens. Je suis fidèle à ces 2 causes depuis environ 10 ans. Côté professionnel, tu es toujours aux commandes de Flash ; as-tu d’autres projets ? Non. C’est ma huitième année à Flash, j’aime les choses stables. J’ai un bébé aussi, pour l’instant j’ai le meilleur des mondes. C’est sûr que si j’avais des propositions intéressantes, j’essayerais de voir comment on peut s’organiser, mais je ne cours pas après, je suis vraiment bien comme ça. Comment s’organise une journée type de travail ? Je pars de chez moi à 14 h, j’arrive au bureau à 14 h 30. Je lis le contenu de l’émission et des journaux pour être au courant de ce qui se passe dans l’actualité. À 15 h, on a une réunion, on lit les textes, on regarde les reportages. À 16 h, on fait des voix hors-champ dans un petit studio à côté. À 16 h 30, je reviens ici, je me change, on m’habille. Après ça : maquillage et coiffure dans le sous-sol ainsi qu’un peu de promotion à CKOI et Rythme FM. À 18 h, je remonte et relaxe jusqu’à 18 h 15. On traverse, on fait mettre les micros, et on tombe en ondes à 18 h 30. À 19 h 20, je suis à la maison. Qu’est-ce qui t’a amenée à choisir ce métier ? Quand j’étais jeune, je faisais de la publicité. Quand je suis sortie du cégep, je m’en allais à l’université en Communications, mais je ne savais pas exactement ce que je voulais faire. Une agence de casting qui m’appelait régulièrement pour les publicités m’a proposé un téléroman. J’y suis allée en ne pensant pas que ça allait changer le cours de ma vie professionnelle. Finalement, j’ai eu le personnage dans le téléroman « Chambres en ville », qui a duré 7 ans. J’ai aussi fait de l’animation à Radio-Canada pour les jeunes pendant 7 ans et j’ai commencé Flash entre-temps. Tout s’est chevauché et j’en suis maintenant à ma 8e année. Qu’est-ce que tu conseillerais à des jeunes qui souhaitent suivre ta trace ? Quand j’étais jeune, j’étais déjà très impliquée partout. Au niveau parascolaire, je travaillais notamment à la radio étudiante. L’important, c’est vraiment de s’impliquer. C’est sûr que quand tu commences, tu n’as pas d’expérience, alors sur ton CV tu ne peux pas écrire que tu as travaillé à telle ou telle place, mais tu peux dire que tu as participé à différentes choses. Alors là, les gens voient ton leadership, tu as aussi pris de l’assurance. C’est ce que je conseille aux jeunes parce que tout ça, c’est du bagage et ça ne se perd pas, au contraire. |